La Kabala est comme un arbre : toute son énergie doit être dirigée vers la plus jeune pousse. Toutes les connaissances de la Kabala ont pour origine la révélation d’Enoch, Père fondateur de la Tradition des Esséniens, des Enfants de la Lumière.
Olivier Manitara nous révèle ici l’esprit, l’essence même de la Kabala, dépoussiérée et rajeunie, dans l’énergie de la révélation divine pour notre époque. Nous découvrons entre autres comment Moïse, initié aux plus grands mystères d’Egypte, sauvegarda tout le savoir de cette civilisation, au moment où Pharaon bascula de l’autre côté…
Le mot « Kabala » signifie tradition, transmission. La doctrine ésotérique des hébreux fait remonter cette tradition à Moïse qui, après avoir reçu les tables de la Loi par l'intermédiaire d'Enoch, n'en transmit qu'une partie et réserva l'autre à ceux qui étaient initiés aux mystères les plus sacrés.
Alors, Moïse put à son tour transmettre la Kabala parce qu’il l'avait lui-même reçue des grands hiérophantes d'Egypte. Les tables de la Loi sont les cartouches de Pharaon, et Moïse redescend du Sinaï comme le nouveau Pharaon, le nouveau Fils du Soleil, le nouveau guide de l’humanité et de la Terre. Il transmet la « Thot Râ » ou « Thora » à un peuple de prêtres qui sont des Esséniens1, ceux qui gardent le corps de Pharaon. C’est ce corps vivant, cette arche d’alliance, ce Verbe fait chair qu’est Pharaon qui renouvelle sans cesse la mémoire divine et la Tradition des Maîtres sur la terre.
La Thora et les cartouches de Pharaon
Dans l’ancienne Egypte, Pharaon était le représentant du monde divin sur la terre, celui qui fait régner la justice de l’amour pour le bien de tous les êtres ; non seulement des hommes mais aussi des animaux, des végétaux et des minéraux. C’est pourquoi Pharaon était aussi appelé « la grande Maison » car en lui, tous les êtres étaient pris en compte, pouvaient trouver leur juste place et s’accomplir pleinement, en harmonie avec l’ensemble.Mais pour l’entourage proche de Pharaon, essentiellement constitué par des prêtres et prêtresses initiés dans les plus hauts mystères de la vie, Pharaon était la manifestation du Dieu Thot Ra, celui qui transmet le savoir divin, l’Enseignement universel, la Loi divine, la Thora.
La Thora n’est donc pas limitée à la tradition juive puisqu’elle vient de l’Egypte et avant elle encore du grand Enoch, le Père fondateur de la Nation Essénienne, de la Tradition des Enfants de la Lumière.
« Thora » est une abréviation de « Thot Ra », hiéroglyphe égyptien qui signifie l’Enseignement du Soleil, de la Lumière. La Thora désigne donc la sagesse universelle, l’Enseignement divin qu’ont transmis à travers les âges tous les grands Maîtres et représentants de la Nation Essénienne. Ainsi, à travers ce nom sacré, Moïse nous révèle sa filiation directe avec l’Egypte, dont il reçut tout son savoir. C’est ce savoir qui venait des grands hiérophantes égyptiens -et qu’il avait reçu sous une nouvelle forme sur le mont Sinaï- qu’il grava dans la pierre pour en faire les « tables de la Loi », les fondements de la Thora.
En Egypte ancienne, ces tablettes sacrées étaient connues sous le nom de « cartouches de Pharaon ». Et de même que Moïse réserva la doctrine ésotérique de la Thora aux seuls prêtres gardiens de l’Alliance, Pharaon ne révélait le sens profond et véritable de ses cartouches qu’à ceux qui s’en étaient montrés dignes après avoir triomphé des épreuves de l’Initiation.
La chute de Pharaon et le grand œuvre de Moïse
En toutes choses, Pharaon était entouré de con-seillers compétents, fidèles, capables de le conseiller et de lui décrire les situations telles qu'elles étaient. Chacun avait conscience de participer à un corps collectif dont l'unique but était de sanctifier le nom du Père, le mystère de Dieu.Moïse s'est levé en Egypte alors que les prêtres du Dieu vivant, de Pharaon, étaient en exil. Le Pharaon officiel1 –tout comme son épouse Néfertari- était un traître à la Lumière et Dieu l'avait abandonné. Moïse était le vrai Pharaon élu et c'est pourquoi il est sorti du pays de la Lumière, de la maison du Père avec les prêtres du peuple élu, les Esséniens2. Moïse est devenu Pharaon, le Père du peuple des Enfants de la Lumière. Alors, il transmit la Kabala aux Esséniens, c'est-à-dire l'âme, le souffle, la parole et le corps de l'Enseignement divin. Les Esséniens ont formé le corps vivant de cet enseignement comme une femme porte la semence de la vie dans son corps et en forme un autre corps. C'est la Tradition des Maîtres, des Pharaons, des Fils de Dieu qui seuls sont aptes à faire vivre Dieu sur la terre à travers sa maison : la Kabala, le corps de Lumière de la Tradition des Maîtres esséniens, le vrai corps du Christ ou corps d’Osiris.
Ainsi, depuis l'Exode, les Esséniens sont en exil, à l'image d'Israël. Mais les Esséniens sont restés fidèles à la Kabala, à l'incarnation du Verbe sur la terre à travers les Maîtres authentiques, gardiens de l’âme de leur peuple dans tous les peuples...











